MÉMORIAL DES OFFICIERS DE MARINE

 

 

 

  VICARD Marie, Joseph, Célestin

Naissance : 16/07/1804 à La Seyne (Var)
Entré en service : 27/06/1820
Origine : Marine marchande

  Informations relatives au décès

Grade : Enseigne de vaisseau auxiliaire
Affectation : Aviso Papin
Date : 07/12/1845     Age : 41 ans
Lieu : Océan Atlantique, au large de Mazagan (actuellement El Jadida - Maroc)


  MORT DANS L'ACCOMPLISSEMENT DE SON DEVOIR

  Circonstances du décès

Aviso Papin : LV Fleuriot de Langle, LV Dieul, EV Hérente, EV Vicard.

L'aviso Papin avait quitté Cadix le 5 décembre 1845 pour rejoindre le Sénégal. Dans la nuit du 6 au 7 décembre, il faisait route par mer belle quand le vent passa à l'ouest avec une extrême violence et le navire s'échoua à quelques encablures de la côte vers 23 heures trente, à 9 milles au nord de Mazagan.
Le Papin résista pendant trois heures à de très violentes secousses. A 5 heures, la cheminée s'effondra, écrasant plusieurs personnes. A 5 heures trente, le lieutenant de vaisseau Dieul, officier en second, fut projeté dans la cale par une lame et périt dans sa chute. A 11 heures, à peine une trentaine de personnes avaient réussi à sauter à terre lorsque le grand mat s'abattit à son tour.
Il y eut 76 rescapés et 75 disparus, parmi lesquels l'enseigne de vaisseau Vicard.

           Avancement

19/10/1845    EV aux.

        Brevets, Certificats

1832   Capitaine au long cours

        Commandements

    Néant

           Affectations

1820-1824   En service dans la Marine royale   
   ------   
1825-1845   Navigation au commerce   
   ------   
1845   Aviso à vapeur Papin   


  Autres informations

Après avoir embarqué sur les bâtiments du Roi du 27 juin 1820 au 2 septembre 1824, Marie Joseph Vicard quitta le service en tant que matelot et navigua au commerce de 1825 à 1845. Il fut nommé capitaine au long cours par décision du 26 avril 1832 après avoir été reçu à l'examen de Toulon le 2 avril 1832.

Observations du commandant après le grand carénage de 1840 :
"Les évolutions du bâtiment sont lentes; il faudrait augmenter la surface du safran en cas d'évolutions en escadre. Il porte fort bien la toile, mais est actuellement sous-voilé. Les mouvements du tangage sont durs, le roulis insignifiant. Par mer grosse il vire difficilement. Il est très ardent, même sans le phare de l'arrière. Avec la voilure du Papin, il est impossible de rentrer dans un port autrement que vent sous vergues."

Extrait des cahiers de passerelle au Département Marine du Service historique de la Défense, cote AN 455 390 A et B) :
"L'appareil à vapeur du Papin, alimenté à l'eau de mer, était fragile et les avaries de chaudière nombreuses. La consommation du charbon, très importante, obligeait à des escales fréquentes pour ravitailler. Ces escales étaient mises à profit par les chauffeurs pour battre le sel dans les chaudières après mise bas des feux."

Voir :
L'Illustration du 3 janvier 1846 (page 274) et Le Journal de la Flotte du 7 janvier 1846 (page 40)


Réf. SHM :  2456


Date de mise à jour de la fiche :  01/01/2013


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