MÉMORIAL DES OFFICIERS DE MARINE

 

 

 

  AMET André, Gustave, Achille, Charles, Louis,Marie

Naissance : 27/06/1893 à Cherbourg (Manche)
Entré en service : 01/10/1912
Origine : École navale

  Informations relatives au décès

Grade : Enseigne de vaisseau de 2e classe
Affectation : Croiseur cuirassé Léon-Gambetta
Date : 27/04/1915     Age : 21 ans
Lieu : Canal d'Otrante

  Références :

Jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal civil de Brest le 28 juin 1916 et transcrit dans les actes d'état civil de cette ville le 25 juillet 1916.


  MORT POUR LA FRANCE EN OPÉRATIONS

  Circonstances du décès

Croiseur cuirassé Léon-Gambetta :
CA Sénès, CV André, CF Dauch, CF Héraud, MC Le Corre, MP1 Guérin, MP1 Launay, MP1 Paissac, MP1 Piriou, LV Ballande, LV Boyer, LV Chédeville, LV Dubois, LV Fay, LV de Lesparda, LV Puech, LV Roussel, EV1 Bourgine, EV1 Colbrant, EV1 Lefèvre, EV1 Prot, EV1 Wachowski, EV2 Amet, EV2 Boisson, EV2 Jaillard, EV2 Seren, Asp. Liasse, Commissaire principal Deligny, élève commissaire Bunoust, Médecin principal Souls, Médecin de 1ère classe Guilguet, Aumônier Jean-Joseph Julian.

La menace constituée par la Flotte autrichienne était loin d'être négligeable et il fallait absolument l'empêcher de sortir de ses bases de Pola (aujourd'hui Pula, Croatie) et de Cattaro (aujourd'hui Kotor, Montenegro) pour menacer nos communications en Méditerranée. Une surveillance étroite fut donc établie dans le canal d'Otrante, à quelque 30 milles au nord-ouest de Corfou.
Le croiseur cuirassé Léon-Gambetta portait la marque du contre-amiral Sénès, commandant la division des croiseurs. Dans la nuit du 26 au 27 avril 1915, alors qu'il effectuait une patrouille de surveillance dans le canal, il fut torpillé par le sous-marin austro-hongrois U5, commandé par le kovettenkapitän Georg Ludwig "Ritter" von Trapp, à vingt milles dans l'est du cap Santa Maria di Leuca.
Frappé par deux torpilles dans le compartiment des machines arrière, le Léon-Gambetta ne put ni manœuvrer, ni appeler à l'aide, les conduites de vapeur et les antennes de TSF étant détruites. Il sombra en vingt minutes.
Malgré la promptitude des secours envoyés sur les lieux par la marine italienne sitôt l'alerte donnée, 136 gradés et marins seulement purent être recueillis sains et saufs. Tous les 32 officiers périrent à leur poste. 58 corps furent retrouvés et inhumés dans le petit cimetière de Castrignano près de Leuca où une chapelle en excellent état subsiste encore de nos jours.


  Citations & Décorations

Par décision parue au JO du 10 juillet 1915, l'enseigne de vaisseau Amet a reçu la citation suivante à l'ordre de l'Armée :
"Pendant l'engloutissement du Léon Gambetta, a éclairé les échelles inférieures avec une lampe de poche ou des allumettes, permettant ainsi à l'équipage de monter sur le pont et de se sauver. A travaillé ensuite à mettre les embarcations à la mer, a contribué par ses paroles et son exemple à maintenir l'ordre sur le pont, a été jeté à la mer par le chavirement du navire et y a trouvé la mort."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Par décision parue au JO du 7 juin 1919, il a été inscrit au tableau spécial de la Légion d'honneur pour le grade de chevalier.

           Avancement

05/02/1915    EV 2
05/08/1914    Asp.

        Brevets, Certificats

    Néant

        Commandements

    Néant

           Affectations

1913-1914   Croiseur Duguay-Trouin    École navale / Brest
1914-1915   Croiseur cuirassé Léon-Gambetta    1ère Armée navale


  Autres informations

Le torpillage du Léon-Gambetta est décrit dans "L'histoire maritime de la 1ère guerre mondiale" de Paul Chack et J-J Antier (Éditions France-Empire 1971) (Tome 2, Chapitre 3)


Réf. SHM :  13/10


Date de mise à jour de la fiche :  01/01/2013


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